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La journée finit mieux qu'elle n'a commencée

Lundi 12 septembre 
Aujourd'hui tout est lourd et pesant. Je suis moi-même très fatiguée et je peine à prendre du recul face au silence d'Anaëlle qui est bien abattue. "Tout est trop difficile" me dit elle. "J'ai envie qu'on me fiche la paix!".
On réussit à sortir une petite demi heure. Dehors, il fait chaud et nous nous asseyons à l'ombre.
Anaëlle n'a pas envie que je lui parle de quoi que ce soit. J'ai l'impression de la déranger et le désespoir que je finis pas ressentir l'insupporte.
Alors je me ressaisie. Je laisse passer tous ces sentiments d'impuissance. 
Quand nous revenons à  la chambre, elle souhaite être masser. Je le comprends à sa façon d'être assise sur le lit en soulevant un peu son tee-shirt. Elle ne demande pas. C'est moi qui lui propose.
Le massage est agréable : un moment de douceur, enfin!
Depuis ce matin, je ne sais plus ce que je dois faire. M'arrêter ? Rester là ? Partir? Appeler au secours? Mais qui? Qui pourrait entendre ma détresse ? Qui pourrait m'aider à trouver le meilleur chemin pour accompagner ma fille? Et sortir de ce sentiment de solitude qui m'assaille si souvent.
Après une après-midi avec ses amies, Anaëlle est mieux en fin de journée. Quand j'arrive, Arnaud est présent et s'apprête à la masser. Je sens qu'elle est contente de sa présence, moins de la mienne.
Ma fatigue est sans doute très visible et donne à voir ce qu'on pourrait croire un abattement. Je ressens un pincement de cœur et je repars bien triste, m'en voulant de ne pas être comme il faut.

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