Dimanche 25 septembre 2022
C'est le premier jour que je ne vais pas à la clinique depuis le 2 septembre, date de l'opération d'Anaëlle. J'ai senti ce matin durant la messe que je pouvais prendre du recul : comme si un voile se déchirait et me permettait de voir la vie plus paisiblement, plus en confiance.
Je pouvais m'autoriser à m'arrêter tant dans mon corps que dans mes pensées et m'ouvrir à autre chose que l'inquiétude. A la sortie de la messe j'ai donc appelé Anaëlle pour voir comment elle allait et lui soumettre mon intention de faire une pause. Elle a été immédiatement d'accord comprenant bien je pense, le besoin de ressourcement.
Il faut dire que cette fin de semaine est plus positive. Depuis lundi et après sa conversation avec Mélanie Vaudaine, je sens Anaëlle moins découragée. Elle prend mieux les choses en main. Pourtant les épreuves se sont succédées avec 48h de fièvre à partir de dimanche soir, un scanner mardi qui a montré un grossissement de l'épanchement pleural, l'ablation de la chambre et une ponction du liquide pleural jeudi, la pause d'un piccline au bras gauche vendredi. Tout cela dans un contexte douloureux, le seuil de tolérance d'Anaëlle s'étant abaissé, les poches collées sur son ventre pour protéger les 2 drains la faisant souffrir et en étant alimentée de 1000 calories par jour tout au plus.
Une nuit, je crois que c'est celle de lundi à mardi, l'angoisse m'a réveillée. A 3h du matin, nous avons prié ensemble, Arnaud et moi, après avoir appelé l'infirmière. Anaëlle dormait et sa température ne dépassait pas les 37°.
Commentaires
Enregistrer un commentaire