Hier, l'attente a été très longue. Mais, après plusieurs jours d'anxiété, j'ai réussi à vivre ce moment avec patience et douceur même si j'ai du battre en brèche quelques pensées négatives comme les fruits d'un mal que je sens s'insinuer ces derniers jours.
Placer mon regard vers le Christ et faire appel à Marie chasse toute velléité. N'y-a-t-il pas en effet une seule Vérité ? L'ultime. L'unique.
J'ai donc passé la journée au contact d'Anaëlle et du chirurgien, Nicolas Contival. Je me suis engagée dans ma méditation du matin en les ayant près de mon cœur. Puis tout au long de la journée, je les ai visualisés. Je les ai intégrés à mes respirations d'apaisement parfois en lien avec mon lieu sûr. Je leur ai envoyé mon amour, forte de l'espérance de tous ceux qui prient pour nous.
Je ne pensais pas pouvoir conserver ce calme. Mais au fond, rien d'autre n'était concevable. L'opération devait réussir. Il n'y avait aucune autre option à mon esprit.
Quelle émotion de retrouver ma fille chérie presque 10h après, entourée de 10aines de fils et tuyaux circulant d'appareil sophistiqués à son corps dissimulé sous une couverture gonflée d'air chaud. Tout un arsenal technologique plaçant notre fille sous contrôle très rapproché.
Heureusement Arina et Claire sont arrivées en même temps, amenant avec elle joie, humour et tendresse. Claire a immédiatement inspecté tous les dispositifs de branchement en apportant ses explications. Arina plus impressionnée car peu familière avec le monde hospitalier, est d'abord restée à distance. Elle voulait aussi préserver Anaëlle.
Anaëlle nous semblait assez bien réveiller mais elle nous dira aujourd'hui qu'elle était encore bien embrumée.
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