Samedi 10 septembre
La journée a été un peu plus facile mais avec quelques tensions liées à l'inconfort et aux soins, particulièrement lorsque la chambre implantable s'est bouchée. Il a fallu démonter tout le système de perfusion et au moment de repiquer, les infirmières n'ont pas réussi! Une douleur de plus pour Anaëlle, la peau étant irritée et les piqures faisant mal à chaque tentative. Heureusement, une infirmière de l'unité de soins intensifs est venue prêter main forte et a finalement réussi.
Tout cela a amené Anaëlle à rester environ 2 h sans aucune injection...
Pas de morphine non plus de toute la journée.
Anaëlle a exprimé saturation, raz le bol et épuisement face à cette incommodation constante. Pourtant contrairement à la veille, elle s'est douchée et s'est levée plusieurs fois. Sa mobilité était bien plus significative que le jour d'avant.
Nous sommes bien peinés de la voir aussi mal! Nous aimerions tellement pouvoir la soulager.
J'ai passé 8h auprès d'elle avec Arina et Solène. Je me sens impuissante et écrasée par le malaise observé et ressenti. Il n'y a pas de frontière entre malaise et mal-être. La douleur prend la personne tout entière sans lui laisser de place pour exister autrement. Elle envahit les pensées comme pour se substituer à notre conscience.
Nous essayons de passer régulièrement les pieds, les jambes, les mains, les bras, la nuque et la tête d'Anaëlle. J'espère que nous puissions l'aider à entrevoir que la douleur n'est pas exclusive en elle et que son corps recèle des espaces d'apaisement. Comme ce chemin est difficile !
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