C'étaient jeudi dernier, le 2 juin. Nous nous sommes rendues Anaëlle et moi à l'institut Daniel Hollard pour la première chimio. Dans la voiture, nous étions silencieuses. Il n'y avait rien à dire en effet. Juste rouler et donc avancer pour entrer dans un processus bien cadré mais aux impacts inconnus, incertains et redoutés bien que très anticipés dans les traitements.
Se lancer dans une chimiothérapie est un comme franchir un point de bascule car rien n'est pareil après, car il s'agit de dire oui à un traitement qui d'abord fatigue et amoindri, car la maladie devient alors plus palpable dans le quotidien.
Anaëlle est donc entrée sur ce long chemin à 10h30. Elle en est sortie à 15h53, soit plus de 5h20 après, ce qui correspondait aux promesses des infirmières. Elle a trouvé le temps un peu long et apprécié d'être sur un lit. La chimio ayant des effets neuropathiques, elle a du porter des gants et des chaussettes réfrigérants afin d'empêcher l'atteinte trop forte des extrémités. Elle ressort avec un petit boîtier en bandoulière qui permet de maintenir une perfusion à la maison pendant encore 24h.
Cela ne nous empêche pas d'aller prendre l'air en fin de journée pour profiter d'une belle lumière.
Commentaires
Enregistrer un commentaire